Mon échange à TEC de Monterrey/Guadalajara

¡Hola todos! Mon nom c’est Quentin, je suis en 3A sur le campus lillois. J’ai étudié 6 mois dans la ville de Mexico et je suis actuellement à Guadalajara jusqu’à fin mai. J’étudie à Campus Estado de Mexico puis Campus Guadalajara.

Je souhaitais tout d’abord apprendre une nouvelle langue que l’anglais et l’allemand en commençant mon apprentissage « sur le tas », en partant vers l’inconnu en quelque sorte. De plus, j’ai choisi une destination relativement éloignée de la France pour faire de cet échange la meilleure période de ma vie et la plus dépaysante possible, ce qui est le cas à un peu plus de deux mois de mon retour en France. Finalement, on ne découvre le Mexique qu’en y vivant vraiment, pas en se fiant aux clichés des tacos, des moustaches et des mariachis à chaque lieu visité (quoique ceux-ci soient tout de même très présents où que l’on aille). Et puis on ne peut pas cracher sur une météo oscillant entre 23 et 33 degrés toute l’année, je n’ai pas connu d’hiver depuis 12 mois.

Les vaccins ne sont pas obligatoires si l’on ne compte pas se rendre en Amérique du Sud, cependant ils sont conseillés, notamment hépatite A B C et celui contre le virus Zika.

Le Visa est « obligatoire » selon l’aimable réceptionniste de l’ambassade du Mexique à Paris, dans le sens où si l’on se rend au Mexique sans, on dispose uniquement d’une carte de tourisme autorisant de rester sur le territoire Mexicain pendant 180 jours, soit largement suffisant si l’on compte rester un semestre. Dans le cas où l’échange durerait un an, il suffirait de sortir du territoire avant la date échéante, et de recevoir un nouveau document tout neuf. Ceci fut ma technique ainsi que celle d’autres camarades ayant, tout comme moi, essuyé maints refus d’obtention de Visa durant l’été 2016 à cause de la non-coopération d’une seule et même personne à l’ambassade du Mexique à Paris.

La date du départ approchant dangereusement, nous avions dû prendre l’avion la boule au ventre, sans savoir ce qu’il allait se passer à notre arrivée au Mexique sans Visa. Heureusement sans conséquence. Si l’on veut tout de même obtenir un Visa d’un an digne de ce nom avant de partir, il faut prendre le premier rendez-vous sur le site de l’ambassade deux ou trois mois avant de partir, histoire de se donner un matelas confortable en cas de refus du dossier, préparer tous les documents cités sur le site en deux, trois ou quatre exemplaires, on n’est jamais trop prudents, s’y rendre et croiser les doigts. Ah oui, le visa coûte entre 30 et 40 euros, ce serait donc cela d’économisé si l’on privilégie la première méthode.

J’avais au préalable réservé une chambre dans une colocation d’étrangers. Dans cette offre était compris l’accueil à l’aéroport par des membres de l’association louant la maison. J’ai donc très rapidement rencontré un grand nombre d’étrangers et de Mexicains avec qui des liens forts se sont créés. Certains m’ont même suivis lors de mon changement de campus vers Guadalajara ce mois de janvier 2017. Durant les premiers jours ont eu lieu des activités d’intégration organisées par l’université et le Club Inter local : des visites, des soirées, des jeux et des bons moments partagés instantanément avec tout le monde. Je n’ai pas vraiment senti le décalage horaire grâce à eux.

Il n’est pas difficile de trouver un logement. Il existe de nombreux organismes au Mexique permettant de réserver une chambre dans une colocation (Conexion, Integrate, YoSoyGDL, Hangout Mexico…) et profiter de réductions pour des festivals, des soirées… Ce moyen, que j’ai privilégié par facilité en quelque sorte, m’a permis de rencontrer énormément de personnes de nationalités différentes, d’avoir un logement avant même d’arriver au Mexique et de rassurer des parents trop inquiets. Cependant, les loyers de ces habitations sont légèrement plus élevés que le loyer moyen des habitations environnantes, mais restent tout à fait abordables pour un étudiant Lillois (je n’ai jamais payé plus de 275 euros pour une habitation). Les paiements se font le plus souvent en liquide à la fin du mois. Si l’on cherche un peu plus de tranquillité que dans ces maisons conçues à la base pour rencontrer de nouvelles personnes, il est tout à fait possible de contacter l’université pour obtenir des informations sur des maisons chez l’habitant, des chambres universitaires directement sur le campus, ou des maisons proches de l’université connues de cette dernière et sécurisées.

Dans ces trois cas, les prix des loyers sont généralement très bas, mais rencontrer un maximum de gens se fera peut-être de manière moins spontanée. Ayant testé une maison Conexion et une maison proche de l’université au premier semestre et une maison Integrate au second, je peux affirmer que chacun peut y trouver son compte. À noter que certains se rendent au Mexique sans rien réserver et vivent quelques jours en auberge de jeunesse tout en cherchant un foyer, ce qui est tout à fait faisable.

Au premier semestre, j’ai pu arranger mon emploi du temps de manière à mettre mes 15 heures de cours hebdomadaires sur le lundi et le jeudi uniquement, de manière à pouvoir voyager au maximum lors de ce temps libre, ce que j’ai pu faire. Au second, les conditions de modification de l’emploi du temps furent plus rigides et ma semaine s’étale du lundi au vendredi midi. J’ai donc moins de temps pour partir à l’autre bout du Mexique. De ce fait, j’organise des plus petits voyages pour découvrir l’ouest et le nord du Mexique le week end et j’étudie/sors durant la semaine. Je suis très heureux d’avoir pu autant voyager au premier semestre car j’aurais été frustré de partir au bout d’un semestre en laissant tous ces endroits encore inexplorés derrière moi. La vie quotidienne au Mexique est incroyable, la musique et les couleurs sont partout, de ce fait, lorsque j’ai un peu de temps libre, je vais me promener ou boire un verre avec des amis dans les parties les plus vivantes des villes, comme Coyoacán ou la Condesa à Mexico, et Chapultepec ou Tlaquepaque à Guadalajara.

Le premier campus dans lequel j’ai étudié à Mexico comptait un peu moins d’une centaine d’étudiants étrangers, présentait de nombreuses installations sportives, des enseignes de nourriture diverses et variées, des fontaines, des statues, des salles de classe ultra équipées (parfois plusieurs rétros, voire TV par salle) et des professeurs très qualifiés. Tout ceci fait que TEC de Monterrey est l’une des meilleures universités du Mexique et y étudier est un plaisir. Le campus de Guadalajara dans lequel j’étudie à présent est relativement plus grand et encore plus luxueux et équipé que le premier cité précédemment car c’est le seul de cette ville.

Nous sommes près de 200 étudiants étrangers. Les membres du Club Inter local sont très présents au début, à Mexico comme à Guadalajara, puis perdent de leur importance au fil et à mesure du semestre, jusqu’aux cérémonies d’adieux. On sent tout de même une réelle proximité de façon individuelle avec certains membres, mais l’association en elle-même ne propose pas grand chose durant le semestre, dommage.

Beaucoup de mes voyages m’ont marqué durant cette année, et ce n’est pas encore fini, mais mon voyage dans la région de San Luis Potosí, au Nord-Ouest du Mexique est l’un d’entre eux. Il s’agit d’une région humide, marquée en partie par une jungle luxuriante et dépaysante au possible, où sur un week end seulement j’ai pu faire du canyoning, des sauts de cascades magnifiques, du kayak sur une rivière, visiter des ruines de châteaux perdus dans la jungle et ayant conservé leur état malgré les années et festoyé au beau milieu de la jungle, dans des bains chauds naturels. C’est une infirme partie de ce que le Mexique peut offrir.

Le coût de la vue est moins cher qu’en France généralement. Dans les bars, les restaurants, les stades, les boutiques locales, les prix sont entre 1,5 et 5 fois moins chers qu’en France. Cependant, dans les boîtes de nuit, les chaînes vestimentaires internationales et d’autres endroits, les prix sont sensiblement les mêmes.

Ce qui me plait le plus dans cet échange, ce sont les gens. La population Mexicaine. À elle seule elle me donne envie de vivre au Mexique plus tard, de par son accueil, sa gentillesse, sa générosité avec quiconque, étranger ou Mexicain, sa joie de vivre malgré sa relative pauvreté. Cependant, beaucoup d’autres aspects vont me tordre le coeur dans deux mois, y compris les paysages, la nourriture, l’ambiance festive, la musique… En septembre, si vous ne voulez pas entendre du reggaeton jusqu’à 6 heures du matin en soirée, ne me donnez pas les platines de vos fêtes je vous prie. Si vous voulez apprendre à dire un ou plusieurs gros mots par phrase avec vos amis, venez au Mexique. On s’y sent bien bien bien.

Il suffit de parler fort en français à un ami dans un endroit festif pour que tous les regards se tournent vers toi. Le Mexique ce n’est pas le Périgord. Au Mexique, on a la possibilité de visiter des plages de sable fin et à l’eau chaude et turquoise sur l’ensemble des côtes du pays, visiter un volcan de plus de 4800 mètres possédant à son sommet un lit de neiges éternelles, se balader dans la jungle profonde, découvrir des villages surnommés Pueblos Mágicos dont la spécificité et l’authenticité sont reconnues dans le monde entier, grimper au sommet de pyramides antiques, construites par des civilisations considérées comme les plus avancées de leur temps telles que les Mayas ou les Incas, dont certaines sont inscrites au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

Voici mes bonnes adresses :

À Guadalajara : Lola Lolita, Burton, La Santa en boîtes de nuit

Fogon do Brasil, La Pasteria en restaurants

Ginger, La Real, La Cerveceria en bars/bars dansants

À Mexico : Janis, Mono, Walther en boîtes de nuit

Pata Negra en bar

Voilà pour mon article, n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez des questions & j’y répondrai avec plaisir.

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3 commentaires

  1. Salut, Je pars en août pour un an à guada (itesm) et je cherche une collocation dans le centre ville (il paraît mieux que le campus) ! Je suis pas très fêtarde, je ne sors pas trop trop en soirée et ne bois pas ! Tu aurais un bon plan ? Dans l’idéla : une colloq avec des filles mexicaines !
    Merci pour tes conseils !

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  2. Salut Anne-Zoé ! Super choix de destination j’aurais pas fait mieux !
    Alors pour trouver la colocation que tu cherches, tu peux contacter l’association qui s’occupe des étrangers au Tec qui s’appelle Triple W (Triplé Doblé Ou avec le meilleur accent espagnol que tu puisses sortir). Un petit message vers leur compte Facebook et ils t’aideront avec plaisir 🙂

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  3. Salut ! Je pars aussi au TEC de Guadalajara, j’ai le même problème que toi pour le visa et j’ai deux questions: pour obtenir le visa touriste de 180 jours à l’aéroport, est-ce que tu as besoin de présenter ton billet retour? Et autre question, je compte faire la même technique que toi et ressortir du pays à l’intersemestre, est-ce qu’il y a une durée de sortie à respecter pour obtenir le visa de nouveau en revenant?
    En tout cas merci pour tous tes conseils 🙂

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