Mon échange à University of South Carolina

Bonjour à tous, je m’appelle Benoît Decaux et je viens de finir ma première année de Master, en spécialité Finance d’entreprise. .
Je viens du campus de Lille, j’ai fait parti des associations IÉSEG Link, IÉSEG Finance et La Tribune. L’année dernière, je suis allé aux USA pour faire mon échange à l’University of South Carolina – Aiken.

Il y avait un autre étudiant IÉSEG et moi-même étions en échange universitaire sur ce campus. D’autres étrangers (environ une centaine) étaient présents, mais ils restaient pour leurs 4 années d’études ou pour y pratiquer un sport (football, golf, tennis, etc.).

Mon rêve, depuis tout petit, était de partir visiter les Etats-Unis, et si possible y vivre une véritable expérience américaine.  Mon université d’accueil était géniale. Il y avait environ 3000 étudiants sur le campus d’Aiken, ce qui en fait un campus très petit à l’échelle américaine. L’Université est en fait séparée en plusieurs campus, dont le principal se situe à Columbia, SC, et regroupe près de 20 000 étudiants. La branche d’Aiken, malgré sa petite taille, concentre tous les éléments d’un campus digne d’un film hollywoodien : logements sur le campus, poste de police, cafétéria, grande bibliothèque, Starbucks, superette, fraternités, journal du campus, stade de baseball, piscine, salle de sport, et j’en passe.

Mais avant de pouvoir profiter de tout cela, il faut passer par un long processus d’obtention du visa, et tout un tas de papiers administratifs. Si on s’y prend à l’avance, le tout devrait avancer sans accros : visa F-1, papier signé par son médecin pour attester de son état de santé, réservation de logement sur le campus, inscription en ligne, tout est assez bien expliqué.

Les premiers jours se sont déroulés de manière plutôt comique. Tout d’abord, j’ai rencontré l’autre étudiant IÉSEG (Maxime) à l’aéroport d’Augusta. Il m’attendait pour partager les frais de taxi plutôt couteux, afin de rejoindre le campus. Une navette devait être prévue pour nous, mais un changement de responsable des élèves internationaux avait chamboulé toute l’organisation. Dans cette même logique, nous n’avons pas eu accès au matériel (draps, casseroles, lampes, etc.) gentiment laissé pour nous par les IÉSEG de l’échange précédent. De même, la cafétéria venait de fermer (elle fermait tôt les weekends), juste après notre arrivée. Par chance, notre responsable des « dorms » (les logements du campus), nous a emmené manger « Zaxbys », du poulet frit et des frites façon sud-américaine. La nourriture locale est légitimement considérée comme très grasse, et mon estomac en a fait les frais le premier soir ! J’ai ainsi dormi sans draps, ni oreiller, avec la nourriture américaine me pensant sur l’estomac. De quoi bien commencer mon année… Eh bien pas du tout, le reste de l’année fut génial !

Tous les jours (sauf les vendredis et les lundis matins), je me rendais en cours nonchalamment. Les cours là-bas, c’est 15 heures par semaines, et les matières imposées étaient relativement simples. J’avais donc le temps de sortir très très régulièrement, mais aussi de m’investir dans la vie du campus. Avec Maxime, nous avons « rush » pour une fraternité du campus (il n’y en avait que 2 à ce moment, le choix était vite fait). J’y ai d’ailleurs rencontré un de mes meilleurs amis américains, Dalton, mon « big brother ». Les activités de la Frat prenaient pas mal de temps, et ce fut une vraie immersion dans la vie du campus. En parallèle, je m’étais également associé au Club international (GLOBE) et au journal du campus, le Pacer Times, pour lequel j’écrivis plusieurs articles sur les différences culturelles entre l’Europe et les Etats-Unis.

A part ça, j’ai réussi à voyager sur la côte Est américaine. Les weekends étaient réservés aux courts trajets (en Caroline du Sud ou en Géorgie), et les vacances laissaient place à de vrais road trips. Je suis ainsi allé en Caroline du Nord à Chapel Hill aux alentours de Thanksgiving, à New York et DC pendant les vacances de Noël, et en Floride pour le Spring Break !

Le club inter local n’organisait pas de voyages. Aussi, j’ai tout fait avec des amis américains. Cependant, il y avait un vrai intérêt pour les internationaux. Des conférences étaient organisées par GLOBE, et étaient validés en tant que ICE credits (l’équivalent de nos Corporate Talks à nous). Avec Maxime, nous avons donc beaucoup partagé sur la France et nos modes de vie. Au deuxième semestre, j’ai également eu la chance d’intégrer GLOBE, en tant que responsable Relations Publiques. GLOBE laissait en effet beaucoup d’importance aux internationaux dans la gestion de l’asso.

Cet échange fut une expérience que je n’oublierai jamais. D’ailleurs, je retourne à Aiken, mais cette fois-ci, pour un stage dans l’administration du Conté d’Aiken. Je serai à quelques pas du campus et reverrai mes amis pour leur rentrée scolaire en août.

Aiken représente bien le Deep South des État-Unis, et agit comme un aimant envers moi. Là-bas, on se sent libre de s’exprimer (beaucoup plus qu’en France, eh oui ! La liberté d’expression n’a que peu de limites chez eux). On se sent libre de communiquer avec les autres, les américains étant très accueillants et chaleureux ! En bref, on se sent beaucoup plus libre d’être soi-même que partout ailleurs. La vie y est comme un film hollywoodien, sauf que pour les américains, tout est normal.

Une bonne adresse à Aiken ? Le Brew Pub ! L’établissement y fait ses bières artisanes dont les meilleures et les plus connues sont la Honey Wheat et la Red ! Un lieu incontournable de Downtown Aiken ! Sinon, une adresse mais surtout un événement incontournable biannuel : l’Aiken Steeplechase au centre hippique d’Aiken (l’équivalent du Prix de Diane ou autre concours hippique, mais ambiance garantie). Dans les deux cas, munissez-vous d’une pièce d’identité attestant de votre âge !

Ayez bien 21 ans avant de sortir dans un bar ! En effet, j’ai failli me faire arrêter par les policiers locaux sur le parking d’un boîte pour consommation d’alcool par un mineur et « open container in a vehicle » (en gros, il y avait une cannette ouverte dans la voiture). Par chance, c’était le début de l’année et les policiers se sont montrés indulgents à la vue de nos passeports français ! Enfin, avant qu’ils se relaxent, on a eu le droit à tout le cinéma : mains sur les genoux, ne pas bouger du véhicule, puis sortir doucement sans geste brusque (imaginer un flic américain gueulant des ordres incompréhensibles, et trois voitures avec leurs gyrophares nous aveuglant sur le parking de la boîte). Après ça, j’ai bien attendu d’avoir 21 ans avant de sortir, et n’ai participé qu’à des « house parties », où les policiers n’ont pas le droit d’entrer sans mandat ou « probable cause ».

Si vous partez là-bas, n’hésitez pas à commenter cet article. J’ai encore pas mal de contacts sur place et serait ravi de vous aider !

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