Mon échange à Ryerson University au Canada

Salut, moi c’est Gabriel, je suis en 3A sur le campus Lillois, et je suis parti à Toronto, Canada au premier semestre.

J’arrive enfin à Toronto, où je vivrai durant les 4 prochains mois, loin de tous ceux que je connais. En descendant du train qui m’a amené depuis l’aéroport, je suis surpris par la taille des bâtiments, où le plus petit fait au moins trois fois la taille de ceux auxquels nous sommes habitués à Lille. Je demande à un passant afin de retrouver mon chemin, et, en canadien fidèle à sa réputation, il me l’indique avec plaisir. Ayant remarqué sur le chemin énormément de personnes portant des Jerseys bleus, je me renseigne sur leur signification. Sa réponse est simple : « Go Blue Jays ». Je n’ai aucune idée de ce que sont les Blue Jays à ce moment, mais j’apprends par la suite que c’est une équipe de baseball. Je pensais que le baseball venait typiquement des U.S mais apparemment c’est très populaire ici aussi.

Ayant remercié mon guide, je vais dormir à l’hôtel.

Le jour suivant, je me dirige vers l’université Ryerson où se déroule le Week End d’intégration. Les activités étaient sympathiques et offraient un cadre agréable ou rencontrer d’autre étudiants internationaux (Et entendre dire que l’accent Français is so sexy). Le soir même, j’attrape me bagages et je me dirige vers la coopérative Neill Wycik, où je vivrai pour les 4 prochains mois. Je le recommande chaudement, c’est pas cher, c’est extrêmement bien placé, ils vous casent avec d’autres étudiants internationaux, et c’est là ou tous les autres exchanges vont vivre. Donc la plupart de vos amis.

J’y ai rencontré mes nouveaux collocs. Il y avait deux australiens, une néerlandaise, une coréenne et moi-même. On s’est extrêmement bien entendus et j’ai des souvenirs incroyables avec ces gens-là ! Le soir même, une chambre voisine donnait une fête, où j’ai rencontré le reste de ma base d’amis, et où j’ai eu quelques surprises d’ordre culturelles (Ah bon, le cidre c’est pas Français?). La, une de mes nouvelles relations m’a conseillée de m’abonner à la page BlogTO de Facebook, car il y avait tous les bons plans et lieux  visiter au Canada. Je recommande que vous le fassiez aussi.

Quelques jours plus tard, le club international de Ryerson a organisé un voyage aux chutes du Niagara. J’ai été un peu déçu. C’est une jolie chute d’eau mais on n’est pas du tout isolés et perdus dans la nature comme on pourrait s’y attendre, en réalité c’est situé a coté d’immenses hôtels, casinos, et d’une ville qui ressemble a Disneyland. Je crois que c’est la seule réelle déception du Canada, le reste était franchement incroyable.

J’ai été surpris par le temps. Sur le premier mois, la température ressentie était de 40°C, bien loin du froid Canadien auquel je m’attendais. Du coup, forcément, nous sommes allés à la plage. C’était une plage super sympa, exactement comme on peut en voir un peu partout, avec des mouettes, du sable blanc et une brise légère. Par contre, l’eau n’était pas salée du tout, vu que c’était une plage en bord de lac. Impossible de le déterminer, tant les lacs au Canada sont grands : On ne voyait pas l’autre extrémité, c’est dire. Le changement ne m’a pas dérangé, c’est agréable de ne pas avoir de sel qui colle à la peau.

 

La vie là-bas est un peu chère. Lorsque j’ai enfin du aller acheter des produits, j’ai été agréablement surpris : Tout compte fait, quand on convertis les prix canadiens en euros, c’est à peu près la même chose. Jusqu’à ce que vous passiez en caisse, et que cette fois, ils vous affichent le prix AVEC LES TAXES. En effet, au Canada, les étiquettes n’incluent pas les taxes. Il faut le savoir. Du coup, ça devient un peu cher.

La vie plus chère vient aussi d’un autre aspect de la culture Canadienne : Les pourboires. En France, on donne des pourboires quand le service est bon -meilleur que d’habitude- . Au Canada, on donne des pourboires pour payer pour le service, même si le serveur reçoit déjà un salaire. C’est généralement 10% de la note globale. J’ai un ami Allemand qui a eu une prise de bec avec une serveuse à ce sujet. Le service était trop long, la serveuse peu agréable, et elle a renversé une des boissons. Quand il a demandé son addition, il a remarqué que la serveuse avait déjà inclus un pourboire dedans[1]. Ils ont argumenté pendant une vingtaine de minutes, lui affirmant qu’il ne voulait pas payer un supplément pour un si piètre service, elle qu’elle en méritait quand même un parce qu’elle les avait servis, de toute façon. A part en cette occasion je n’ai jamais rencontré de serveur qui ne méritait pas son pourboire. Ils sont généralement très accueillants, souriants, et n’hésitent pas à vous donner des renseignements, des conseils, ou à discuter une minute avec vous. C’est pas ce biais que j’ai entendu parler du parc Algonquin.

Si il y a bien quelque chose que je n’oublierai jamais du Canada, c’est cette réserve nationale. Malgré une allergie terrible a je-ne-sais-quoi, on ne peut s’empêcher de tomber amoureux avec la nature canadienne. D’immenses falaises, des promenades incroyables, des écureuils et des chipmunks[2] pour vous tenir compagnie pendant vos balades sous des arbres immenses. Les panoramas sont magnifiques, et vous pouvez aller faire du canoë pendant des heures sur les lacs, en compagnie de vos amis.

Nous avons dormi dans un Airbnb proche du Parc, juste a coté d’un Lac. Comme on ne trouvait pas les clés, on a demandé au chalet le plus proche afin de demander à son habitant si l’on pouvait utiliser son téléphone pour appeler la propriétaite (Notre forfait ne couvrait pas cette zone.) Il nous a prêté son téléphone, a laissé son chalet grand ouvert et nous a simplement dit de laisser le téléphone a l’intérieur quand nous aurions fini, puis il est parti pêcher sur une barque avec son chien. Il n’y avait personne dans le coin et il a donné un accès total à ses biens à des inconnus. Les Canadiens méritent vraiment leur réputation.

Le soir même, nous avons fait un feu de bois sous un ciel étoilé magnifique (pas de pollution lumineuse). Je recommande ce voyage plus que tout autre au Canada.

Pour ceux qui se poseraient des questions sur les cours, la charge de travail n’est pas très lourde, mais requiert tout de même un peu d’investissement, surtout pour les matières telles que la Finance. Autrement, il n’y a qu’environ 15h de cours par semaine et environ 1h de travail personnel à fournir.

En conclusion, je recommande chaudement cette destination, surtout si vous êtes intéressés par le Canada ou l’Amérique du Nord en général. Je me suis fait des amitiés incroyables avec des gens de par le monde, et des souvenirs qui dureront toute une vie.

[1] Oui, parfois, rarement, ils font ça.

[2] Des amis ont même croisés des Elans, je n’ai pas eu cette chance. J’ai vu un castor, cela dit.

Gabriel RIBES, Campus Lillois

gabriel.ribes@ieseg.fr

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